Fela Kuti

Issu d 'une famille très connue au Nigeria, le saxophoniste, pianiste et chanteur Fela Anikulapo Kuti est la première superstar Africaine de la musique, (avec Manu Dibango et Myriam Makeba) au début des 70 's.

Après avoir étudié la musique en Angleterre entre 59 et 62, de retour au pays, en mélangeant le Jazz avec les rythmes de la musique Africaine il crée l 'Afrobeat avec son premier groupe Koola Lobitos, qui deviendra Africa 70 puis Egypt 70.

Tapis de percus Yoruba, solo de piano électrique, sur fond de guitare Juju et section de cuivres voilà la base des longs morceaux hypnotisants de Fela, (rarement moins de 15mn).

Prolifique, il enregistre une cinquantaine d 'albums, Entres autres :

Shakara (72)
Gentelman (73)
Zombie (77)
International tchief tchief (81)
Original sufferhead (81)
Army arrangement (86)

Mais Fela est bien plus qu 'un musicien, c 'est un agitateur politique dans un pays livré au dictatures militaires, le créateur et le patron du club le "Shrine" à Lagos, Il fonde également la célèbre "Kalakuta Republic" ou il vit avec sa grande famille et sa cour comme un roi, un guide, un boss, un grand frère, le "chief priest".

Sa lutte contre les militaires au pouvoir et la corruption institutionelle, le fait jetter de nombreuses fois en prison, dans un pays où la police agit en toute impunité. Il dénonce la colusion des militaires et des compagnies étrangères pour exploiter à leur seul profit les grandes richesses du pays (notament le pétrole).

Many foreign companies in Africa / They carry all our money go /
I read about one of them / Inside a book, they call it I.T.T
(International Thief Tchief)
Dem go, they cause Confusion / Inflation / Corruption / Opression.

(beaucoup de compagnies étrangères en Afrique, emportent notre pognon, J 'ai lu sur une d 'elles, dans un livre, on l 'appele I.T.T (International Thief Tchief) Voleur Voleur International. Ils viennent et causent la confusion, l 'inflation, la corruption et l ' Opression.)

more about Fela
Fela pics
Fela Discographie
Fela Best Albums